Semaine des alternatives aux pesticides (CAP 66)

La nature est belle, on aime ce qu’elle nous prodigue et on dit merci aux agriculteurs qui nous permettent de nous nourrir ! Oui, mais avant tout, on dit NON MERCI aux pesticides !

Parce qu’ils polluent notre environnement, parce qu’ils s’introduisent dans nos assiettes et donc dans nos organismes.

C’est pourquoi l’ACAP (Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides) a été fondée en 2004, avec pour objectif d’informer et de sensibiliser la population du danger que représentent les pesticides, qui, depuis les années 50, s’immiscent partout depuis que l’agriculture intensive est devenue un des premiers modes d’exploitation de la terre. L’association tente également d’interpeller les pouvoirs publics afin que ces derniers proposent d’autres choix en matière d’agriculture, plus respectueux de notre environnement.

La venue du printemps, ce n’est pas seulement l’éveil de la nature, c’est aussi le réveil des consciences ! Les oiseaux annoncent les beaux jours et l ‘ACAP lance un appel en créant La semaine pour les alternatives aux pesticides. Un moment phare, qui débute le 20 mars et se clôt le 30 mars. L’occasion de rappeler ce que sont les pesticides : des substances qui ont pour fonction, littéralement parlant, de tuer des êtres vivants. Ces produits ont pour but d’éliminer tout insecte « ravageur », champignons ou « mauvaises » herbes, notamment dans l’agriculture intensive et en jardinage traditionnel. Aujourd’hui, la France utilise 62 700 tonnes de pesticides par an, troisième pays derrière le Japon et les Etats-Unis. Une pratique qui souille les sols, pollue l’air et l’eau et détruit la santé.

Si chaque département a sa propre politique en matière agricole, tous les citoyens doivent être informés pour lutter en toute connaissance de cause et interpeller les élus. Et c’est ce à quoi s’emploie le Collectif Alternatif aux Pesticides 66, branche locale d’Alternatives aux Pesticides et créée en 2010, qui sensibilise la population à travers divers événements, dont cette semaine dédiée à la lutte contre les pesticides. 

Parce qu’il ne faut pas oublier que, bien que les P-O se soient engagés sur le chemin des alternatives aux pesticides, de nombreux agriculteurs continuent à en faire usage. C’est l’enquête menée par le Collectif auprès des 226 communes à propos des pratiques phytosanitaires : 126 n’ont pas donné de réponses …

La Semaines pour les alternatives aux pesticides est ainsi l’occasion d’alerter sur les effets néfastes de ces produits toxiques en proposant alternatives et solutions douces pour respecter notre environnement et se respecter soi. Parce qu’on ne peut plus nier que nature et humanité entretiennent une relation de dépendance, qui impacte sur notre vie et sur la pérennité de notre planète.